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Marie de Nazareth

L’attente d’une
Fille de Sion

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L’attente d’une
Fille de Sion

La joie de Celle qui accueille « en son sein » le Messie (Sophonie 3,14)

« Chante et réjouis-toi, Fille de Sion, car voici que je viens demeurer en ton sein, Oracle du Seigneur ! » (Zacharie 2,14-15)

La Bible emploie souvent l'expression « Fille de Sion » pour évoquer les habitants de la ville de Jérusalem, la Cité de Dieu, dont le mont Sion constitue la partie historiquement et religieusement la plus importante (cf. Mi 4,10-13 ; So 3, 14-18 ; Za 2,14 ; 9,9-10). Cette personnalisation conduit à insister sur les relations d'amour entre Dieu et Israël, entre Dieu et Jérusalem, qualifiée souvent de « fiancée » ou d'« épouse », mais sur le thème de la venue du Seigneur « au milieu d’Israël » (Is 12,6 ; Jl 2,27) deux prophètes ont spécialement accentué encore cette personnalisation et se sont adressés à la « Fille de Sion » en l’invitant à une grande joie parce que le Seigneur allait lui-même venir tout spécialement « en son sein » (littéralement : dans ses entrailles de mère) :

« Chante et réjouis-toi, fille de Sion, car voici que je viens pour demeurer en ton sein, oracle du Seigneur ! Danse et réjouis-toi, Fille de Sion ! éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, trésaille d’allégresse : le Roi d’Israël, le Seigneur est en ton sein, Fille de Jérusalem » (Za 2,14)

« Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Une clameur d'allégresse, Israël ! Réjouis-toi, triomphe de tout ton cœur, fille de Jérusalem! Le Seigneur a levé la sentence qui pesait sur toi ; il a détourné ton ennemi. Le Seigneur est roi d'Israël en ton sein. Tu n'as plus de malheur à craindre. Ce jour-là, on dira à Jérusalem : Sois sans crainte, Sion! que tes mains ne défaillent pas ! Le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi, héros sauveur ! Il exultera pour toi de joie, il te renouvellera par son amour ; il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête » (So 3,14-17)

En résumé, il y a dans ces promesses prophétiques des attentes nombreuses qui sont à la fois :

Dans la tradition juive,

tous ces passages étaient évidemment entendus dans un sens messianique, comme annonçant donc la joie des derniers temps par la venue du Messie dans le sein de la « Fille de Sion », avec de très nombreux commentaires.

Le Zohar, le Médrasch-Rabba et les commentaires rabbiniques, tous exposent comme se rapportant au Messie ce chapitre 12 d’Isaïe qui se conclut par ces mots : « Pousse des cris de joie, des clameurs, habitante de Sion, car il est grand, au milieu de toi, le Saint d'Israël » (Is 12,6). Aben-Ezra commente : «Il est juste, ô fille de Sion, que tu élèves la voix pour chanter; car la Divinité est au milieu de toi. » Et le Zohar (troisième partie, fol. 83, col. 329) à son tour : « Que veulent dire ces mots : Car le grand est au milieu de toi ô Sion (Is 12,6) ? C'est Dieu saint, béni soit-il. Il vient au milieu de Sion pour la relever de la poussière ». R. Is. Abarbanel dit, à l'occasion de ce verset, qu'à la venue du Messie ce n'est pas Sion seule qui se réjouira, à l'exception des autres villes ; mais le prophète nomme particulièrement Sion, parce qu'en elle sera relevé le temple plus auguste que celui de Jérusalem, qui a été détruit en dernier lieu. Car la Divinité elle-même y habitera, conformément à ce que dit le prophète : « Car le grand, le saint d'Israël est au milieu de toi. » C'est en cela, continue le rabbin, que « la gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première maison » (Ag 2,9). La fille de Sion doit se réjouir, car c'est au milieu d'elle qu'a été relevé le temple si auguste dans lequel habite la Divinité même, temple sans contredit infiniment plus glorieux que celui qu'il a remplacé (cf. DEHS 2 page 104 à 107)

Dans l'accomplissement chrétien,

l'Annonciation de l’Ange à Marie (Lc 1,26-38) accomplit parfaitement les annonces des prophètes. Les correspondances entre le texte de Saint Luc et les Oracles de Sophonie et Zacharie sont si claires, si nombreuses et si ponctuelles qu'elles conduisent forcément à reconnaître en Marie la « nouvelle fille de Sion », qui a un immense motif de se réjouir puisque c’est en elle et par elle que Dieu a décidé de réaliser le salut de l’humanité, ce salut que l’on peut comparer à un grand banquet de tous les peuples sur le mont Sion (cf. Is 25,6 et s.), annonçant finalement le banquet final de tous les élus dans le Royaume des Cieux (cf. Mt 22, 1-10).

Les trois motifs de l'invitation à la joie qui sont :

trouvent chacune en Marie leur pleine réalisation.

Le Concile Vatican II le rappelle : « avec elle, la Fille de Sion par excellence, après la longue attente de la promesse, s'accomplissent les temps et s'instaure l'économie nouvelle, lorsque le Fils de Dieu prit d'elle la nature humaine pour libérer l'homme du péché par les mystères de sa chair » (Lumen Gentium n°55).

« Plus et mieux que tout autre membre du Peuple élu, Marie peut offrir au Seigneur un vrai cœur d'Épouse. Avec Marie, la « Fille de Sion », ce n'est plus simplement un sujet collectif, mais une personne qui représente l'humanité et qui, au moment de l'Annonciation, répond à la proposition de l'amour divin par son propre amour sponsal. Elle accueille ainsi d'une manière tout à fait particulière la joie annoncée par les oracles prophétiques, une joie qui atteint son sommet dans l'accomplissement du dessein divin » (Jean-Paul II – catéchèse du 1er mai 1996).

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