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Marie de Nazareth

L’attente d'un
Accomplissement éternel

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L’attente d'un
Accomplissement éternel

Le règne du Messie sur terre inaugurera la vie qui n'a pas de fin auprès de Dieu (Is 2,1)

« Voici, venant sur les nuées du ciel, comme un fils d’homme. À lui fut conféré empire, honneur et royaume, et tous peuples, nations et langues le servirent. Son empire est un empire éternel qui ne passera point, et son royaume ne sera point détruit. » (Daniel 7,13-14)

Le Messie est promis pour nous assurer une éternité bienheureuse auprès de Dieu. C’est ainsi que le prophète Daniel parle du « fils de l’homme » qui est « le Messie, notre Juste » (DHES 2 page 52 confirmé par les références de LRC 2 page 249-251). Tout ce qui vient de lui est fait pour demeurer éternellement :

Dans la tradition juive,

« 1.000 ans sont comme un jour » (Ps 90,4 repris par 2 P 3,8) et comme les jours bibliques de référence sont les 7 jours de la Genèse, les juifs en sont venus à penser que le monde durera 6.000 ans : « 2.000 ans dans le chaos, 2.000 sous la Loi et 2.000 qui seront les jours du Messie » (Talmud – traité Sanhédrin 97A), au terme desquels l’humanité entrera dans un temps particulier, le « septième jour », « le jour du repos », « le jour du Seigneur ». Comme nous sommes d’après le calendrier juif en l’an 5777 depuis Adam, cela voudrait dire que le Messie est venu depuis plus de 1700 ans …

En commentant la prophétie de Jérémie : « Voici que YHWH va créer une chose nouvelle sur la terre : la Femme enveloppera l’Homme » (Jr 31,22) qui se rapporte au Messie « comme les anciens rabbins ne faisaient pas de difficulté d’en convenir », le Zohar commente, dans la section Beréschit :

« Au temps à venir, qui est la fin des jours (Gn 49,1), au sixième jour, qui est le sixième millier d'années, lorsque le Messie viendra, car le jour de Dieu saint, béni soit-il, est de mille ans, en ce jour l'Église d'Israël s'appuie sur son époux qui est le juste du jour du sabbat, du jour du repos, pour lui préparer la table » (DHES 2 page 44)

« Ce Messie à venir pourrait-il n’être qu'un simple mortel ? Comment pourrait-il alors être l'objet de l’adoration de toutes les langues ? N'est-il pas prédit au contraire qu'à l'avènement du Messie le nom de YHWH des armées sera grand parmi les nations, depuis le levant Jusqu'au couchant ? Et qu'en ce jour-là YHWH sera seul reconnu sur la terre, et son nom sera seul invoqué ? (Ma 1,11 ; Is 24,14-16 ; 45,6 ; 59,19 ; Ps 50,1 ; 113,3 ; Za 14,19) » (LRC 2 page 251)

« Aux jours du Messie tous les livres des prophètes seront annulés » (Midrasch de Maïmonides, traite Meguilla, ch.2,§ 18) et on entrera sous un nouveau régime de la Loi (cf. LRC 2 page 20), ce qui est effectivement ce qui est arrivé il y a 2.000 ans.

Dans l'accomplissement chrétien,

Jésus est « le centre du cosmos et de l’histoire » comme l’écrivait Jean-Paul II dans la première phrase de sa première Encyclique (Redemptor Hominis 1) et il est le Seigneur éternel. Aujourd’hui, dans le monde pousse « le bon grain et l’ivraie » (Mt 13,24-43) mais au terme de l’Histoire, il ne restera que Dieu et ses amis dans le mystère du Christ qui disait :

« Tout plan que mon Père céleste n’a pas planté sera arraché » (Mt 15,13)

Dans 100.000 ans il ne restera rien de toutes les médiocres gloires du monde … mais seul ce que nous aurons construit avec Dieu subsistera ! ... C’est aussi ce que dit le Psaume 102 :

« L'homme ! ses jours sont comme l'herbe ;
comme la fleur des champs, il fleurit :
dès que souffle le vent, il n'est plus,
même la place où il était l'ignore.
Mais l'amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent,
est de toujours à toujours,
et sa justice pour les enfants de leurs enfants,
pour ceux qui gardent son alliance
et se souviennent d'accomplir ses volontés.
(Ps 102,15-18)

La Sainte Vierge le chante dans son Magnificat :

« Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent » (Lc 1,50)

Saint Paul le dit à son tour :

« Les choses visibles n’ont qu’un temps, les choses invisibles sont éternelles » (2 Co 4,12).

Saint Pierre aussi ;

« Toute chair est comme l’herbe, toute sa grâce, comme la fleur des champs : l’herbe se dessèche et la fleur se fane quand passe sur elle le souffle du Seigneur. Oui, le peuple est comme l’herbe : l’herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure pour l’éternité » (Is 40,6-8 repris par 1 P 1,25)

Saint Jean également en son vieil âge :

« Le monde passe avec ses convoitises, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1 Jn 2,17).

Et voici ce que répétais Saint Ignace de Loyola à son compagnon qui deviendra le grand Saint François Xavier :

« Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? (Mt 16,26 ; Lc 9,25)

Le but de la vie est de connaître et aimer Dieu et tout ce qui se rapporte à la vie éternelle et il faut réaliser que tout le reste passe très vite et a peu de consistance.

Quand on a la grâce d’accompagner un proche ou un ami qui part vers le Père, on se rend compte que le temps passe très vite, et c’est pourquoi que la venue du Christ se fasse au temps de notre présence sur terre ou au moment de notre mort, il est parfaitement exact au regard du temps éternel.de dire qu'il vient « bientôt » (Ap 1,1 ; 22,6).

Oui, son retour est proche (Ph 4,5 ; He 10,24 ; Jc 5,8 ; 1 P 4,7 ; Ap 1,3 ; 22,7 ; 22,10 ; 22,12 ; 22,20) et le « Nouvel Avent » que nous vivons est un moment de préparation à sa prochaine venue !

Au terme de l’analyse de ces 30 prophéties, nous ne pouvons que constater que ce sont d’innombrables prophéties, figures ou images qui sont accomplies avec la venue de Jésus.

Sa venue et son mystère ont été annoncés à tous les Patriarches (Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, David) ; il y a bien quelques prophéties qui concernent le moment du triomphe terrestre du Christ, lors sa venue en gloire à la fin des temps, ou encore l’éradication finale du mal dans l’éternité auprès de Dieu au Ciel, qui ne sont pas encore accomplies, tout en faisant effectivement partie des attentes messianiques, mais les prophètes ont évoqué si précisément tous les aspects de sa vie, de son Incarnation, à l’Annonciation, la Nativité, la Présentation au Temple, sa vie cachée, son baptême, sa prédication, l’ensemble du mystère de la rédemption avec la Cène, la Passion, la Crucifixion, la mort, le samedi saint et la Résurrection, puis l’Ascension, la Pentecôte, et même la division d’Israël, la mission de l’Église et l’attente du temps de la « restauration universelle » qu’il semble bien difficile et même assez impossible de ne pas reconnaître objectivement en Jésus le Messie attendu ...

Comment expliquer alors que tant de juifs en Israël ne l’aient pas reconnu en sa première venue ?

L’Évangile dans la parabole des vignerons homicides semble indiquer que certains l’avaient reconnu, mais qu’ils ne voulaient pas « qu’il règne sur eux » (Lc 20,9-14). Comment serait-ce imaginable ? L’explication peut venir du Talmud qui affirme que les chefs des juifs de l’époque étaient très corrompus et illégitimes à leur place (c’est ainsi que les juifs expliquent la chute du Temple en 70) : or si les dirigeants faisaient des œuvres de ténèbres et avaient usurpé le pouvoir, il est assez compréhensible qu’ils n’aient pas voulu « aller à la Lumière » (Jn 3,20-21) et devoir reconnaître en vérité leurs turpitudes.

Pour les autres, une des meilleures réponses est donnée dans le dernier tome (n°10 pages 51 à 59) de « l’Évangile tel qu’il m’a été révélé », dans le récit de l’apparition du Christ aux disciples d’Emmaüs rapporté par la grande mystique Maria Valtorta (cf. la vidéo : « Maria Valtorta, un don de Dieu validé par la science »)

Jésus explique que l’attente la plus forte de ses contemporains était celle du Roi-Messie annoncé à David (2 Sa 7,5-9) mais qu’elle était comprise humainement comme la promesse d’un Roi puissant qui aurait rassemblé Israël et qui l’aurait libéré des romains en restaurant la royauté pour l’éternité :

« On pensait à un roi selon la nature humaine, mais dans la pensée de Dieu, la reconstruction du royaume d’Israël n’était pas limitée ni dans le temps, ni dans l’espace, ni dans les moyens.

Le Messie devait avoir une royauté semblable à celle de Dieu qui l'a envoyé : une royauté toute spirituelle et éternelle, pure de violence et de sang, ignorante des trahisons et des injustices »

Jésus a effectivement comblé et dépassé toutes les attentes, en étant vainqueur de toute haine par l’amour, en libérant Israël et tous les hommes du péché et de la mort (Is 25,8 ; 53,4-12 ; Jr 31,34 ; Os 13,14 ; Dn 9,24), en ouvrant définitivement à tous les portes d’un Royaume éternel auprès de Dieu (Ps 24,8), et il a promis de revenir « bientôt » (Ap 1,1 ; 22,6) pour établir son règne (Ac 1,6 ; Ap 20,4) pour lequel nous devons prier et espérer.

« Oui, mon retour est proche » dit le Seigneur (Ap 22,20)

« Dieu ne fait rien sans en avertir ses serviteurs les prophètes » (Am 3,7) et il est vrai qu’aujourd’hui semblent se multiplier les révélations privées, petites ou grandes, qui annoncent la venue en gloire du Seigneur après une période de tribulation. Beaucoup de signes indiqués par l’Évangile (Lc 21,29-32) pour le retour du Christ sont déjà accomplis comme le constatait Paul VI en son temps :

En réponse, que devons-nous faire ?

Nous sommes certainement invités à faire grandir notre foi et notre prière qui doit être plus que jamais fervente, confiante et permanente :

« Que ton règne vienne sur la Terre comme au Ciel ! » (Mt 6,10)

« Amen, Viens Seigneur Jésus ! » (Ap 22,20)

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